La fin du suspense

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Autrement dit, pour devenir bon anglais, il faut faire de l’anglais régulièrement et ne plus vous arrêter jusqu’à ce que vous ayez atteint votre but.

 

Ça a l’air évident dit comme ça et pourtant, la plupart des gens ne se rendent pas compte que c’est bien le manque de constance qui est le plus gros frein à leur progression.

 

En général ils mettent leur problème d’anglais sur le compte d’autres choses.

 

Par exemple s’ils ont du mal à retenir le vocabulaire, ils se disent qu’ils sont trop vieux ou qu’ils ont une mauvaise mémoire. En vérité, retenir du vocabulaire de manière efficace demande de le revoir à intervalles réguliers (voir cet article).

 

Ils ne sont donc ni trop vieux, ni trop bêtes, ils ont juste un problème de constance !

 

L’importance d’être constant

 

Même avec une méthode pas top, vous ne pouvez que réussir du moment que vous ne vous arrêtez pas avant de parler couramment.

 

Vous allez sans doute mettre plus de temps que si vous aviez eu une méthode en béton, mais vous allez quand même réussir.

 

À l’inverse, même avec la meilleure méthode du monde, vous n’irez pas très loin si votre apprentissage de l’anglais ressemble à ça :

 

Reprise, arrêt, reprise, arrêt, reprise, arrêt, etc…

 

On se croirait presque sur le périph’ à l’heure de pointe.

 

Se laisse piéger dans ce genre de cycle perpétuel d’arrêts et de reprise, c’est ce qu’il y a de plus dangereux pour votre anglais.

 

Si vous n’arrêtez de vous interrompre en plein milieu de votre apprentissage, vous n’arriverez sans doute jamais à parler couramment.

 

Pourquoi me direz-vous ?

 

Je vais vous présenter une théorie 100% made in Manabi avec une image très parlante pour que vous compreniez bien.

 

La théorie de la pirogue

 

Imaginez que vous soyez un explorateur (ou une exploratrice) en plein cœur de l’Amérique du Sud.

 

Vous êtes déterminé à découvrir la source de l’Amazone et pour cela, vous décidez de remonter le fleuve à la rame dans votre pirogue.

 

Jusque-là tout va bien. Ça fait quelques semaines que vous pagayez et vous avancez lentement mais sûrement dans votre frêle esquif.

 

Exactement. Vous allez redescendre tout doucement le fleuve direction l’embouchure.

 

Il y a pas mal de raisons pour lesquelles vous pourriez être tenté d’arrêter de ramer : la fatigue, l’impression que vous ne vous rapprochez pas de la source malgré tous vos coups rames ou même une attaque des féroces indiens Huahuapacos.

 

En revanche, une chose est sûre : si vous ne vous remettez pas rapidement à ramer, vous aller vous retrouver à la case départ et tous vos efforts seront perdus.

 

Eh bien en anglais, c’est pareil.

 

Dès que vous vous arrêtez de faire de l’anglais pendant quelques jours, vous régressez. Votre cerveau commence rapidement à faire le tri et à oublier.

 

Et plus vos périodes d’interruption sont longues, plus vous régressez. C’est pourquoi il faut que le cerveau soit le plus souvent possible en contact avec de l’anglais. Pas forcément longtemps, mais souvent.

 

C’est pour ça que je dis qu’il vaut mieux faire 10 minutes d’anglais tous les jours que 2 heures une fois par semaine.

 

Mais alors, apprendre l’anglais, ça n’a pas de fin ?

 

Oui et non.

 

Non dans le sens où l’anglais ce n’est pas comme le vélo, ça s’oublie.

 

Même si vous devenez complètement fluent en anglais, si vous perdez ensuite le contact avec la langue pendant plusieurs années, vous risquez de perdre pas mal.

 

Il faut donc éviter de perdre le contact avec l’anglais pendant des périodes de temps trop prolongées, quel que soit son niveau.

 

Cela dit ça a tout de même une fin dans le sens où arrivé à un certain niveau, on ne peut plus vraiment parler d’apprentissage.

 

Quand vous serez capable de lire ou de regarder des séries en anglais presque sans problèmes, vous ne ferez plus de l’anglais pour progresser mais pour vous faire plaisir.

 

Faire des choses en anglais vous paraîtra aussi naturel qu’en français.

 

Comment devenir constant

 

Maintenant que vous avez compris que la constance était la clé de votre succès, voici quelques trucs pour ne plus laisser le manque de constance être un obstacle sur votre road to fluency.

 

Première astuce :

 

Commencez par vous fixer un minimum de travail par jour.

 

Ce minimum doit-être bas pour être faisable quoiqu’il arrive (imprévu, grosse charrette de travail, etc) et pour être motivant (il est beaucoup plus facile de se mettre au boulot si on sait qu’on en a que pour 5 minutes).

 

Prenons donc 5 à 10 minutes comme base quotidienne.

 

Si après ces 10 minutes, vous avez encore envie, alors refaites une tranche de 10 minutes. Encore envie ? N’abusez pas des bonnes choses, faites une pause et reprenez plus tard dans la journée ou demain s’il est déjà tard.

 

Cela permet d’entretenir votre motivation, votre faim d’anglais.

 

Deuxième astuce :

 

Suivez la marche à suivre que je décris dans cet article pour mettre plus d’anglais dans votre quotidien. Avec ça vous allez faire de l’anglais tous les jours quoiqu’il arrive et quasiment sans vous en rendre compte.

 

Troisième astuce :

 

Faites-vous plaisir. Par exemple si vous aimez les journaux people, lisez les en anglais. Allez-y, c’est permis.

 

Quatrième astuce :

 

Découvrez ce truc toute bête de Jerry Seinfeld. Il vous permet de visualiser votre travail et vos progrès et donne un boost de motivation non négligeable.